Soutenance de thèse de doctorat de monsieur Daniel Moreau

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Monsieur Daniel Moreau sous la direction du professeur François Larose (Université de Sherbrooke)  et la codirection du professeur Mathieu Bouhon  (Université de Louvain, Belgique)  a soutenu sa thèse de doctorat le mardi 28 juin 2016.

Titre de la thèse

L’enseignement de l’histoire et l’apprentissage de la pensée historique : description des fondements et des pratiques d’enseignants d’histoire de troisième et de quatrième année du secondaire, des écoles publiques francophones du Québec .

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Résumé

Les prescrits didactiques et le programme d’Histoire et éducation à la citoyenneté (Gouvernement du Québec, 2007) défendent actuellement des pratiques d’enseignement visant l’apprentissage de la pensée historique. Un apprentissage qui est défini comme une activité intellectuelle inscrite dans une démarche de résolution de problème, permettant de développer une compréhension plus approfondie des réalités sociales dans la perspective du temps (Martineau, 2010). Toutefois, les recherches indiquent que cet apprentissage serait variablement intégré aux pratiques effectives dans les classes d’histoire (Levstik, 2008), notamment au Québec (Boutonnet, 2013; Moisan, 2010). À cet égard, il semblerait y avoir un écart entre les finalités auxquelles les enseignants adhèrent et les situations d’enseignement-apprentissage qu’ils mettent en œuvre. Pour mettre en lumière cette variabilité, nous avons réalisé une recherche exploratoire visant à décrire les pratiques d’enseignement en histoire en troisième et en quatrième années du secondaire. À cette fin, nous avons eu recours aux théories des représentations sociales (Moscovici, 1976) et de l’attribution (Deschamps, 1996) permettant de recenser, dans le savoir commun des enseignants d’histoire, des éléments relatifs à l’apprentissage de la pensée historique. Ce savoir a été analysé en fonction de quatre types de variables : l’opinion, les dispositifs d’enseignement, les attributions et les attitudes individuelles à l’égard de l’apprentissage de la pensée historique. Les données ont été recueillies auprès d’un échantillon de convenance de huit enseignants, et elles ont été analysées dans le cadre d’une approche lexicométrique. La procédure de cueillette a consisté à réaliser quatre entrevues auprès de chacun de ces enseignants, lors des phases préactive et postactive de trois situations d’enseignement-apprentissage, pour identifier par la récurrence des discours des propriétés invariantes. Les données ont été interprétées en fonction de deux types de fondement théorique, relatifs aux théories de l’apprentissage, illustrant différentes manières d’apprendre à penser historiquement, et aux modèles de pratique, décrivant des dispositifs séquencés d’enseignement associés à cet apprentissage. De manière générale, les résultats révèlent la prédominance des théories de l’apprentissage de sens commun, socioconstructiviste et cognitivo-rationaliste, ainsi que des modèles de pratique fondés sur la conceptualisation et le tâtonnement empirique. Même si cette recherche ne peut être considérée représentative, elle a comme principale retombée scientifique de livrer une description de pratiques nuancée, exprimant différentes modulations de l’apprentissage de la pensée historique au niveau des pratiques. Cette recherche contribue à alimenter la réflexion auprès des chercheurs, des formateurs et des enseignants qui pourront mettre en perspective les pratiques actuelles relatives à un apprentissage des plus importants en histoire.

Composition du jury

Président : Jean-Pascal Lemelin, vice-doyen à la recherche et aux études supérieures en recherche.
Direction: François Larose,  Professeur au département d’enseignement au préscolaire et au primaire, Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke.
Codirection: Mathieu Bouhon, Professeur à la Faculté de Philosophie, Arts et Lettres, Université de Louvain, Belgique.
Membre interne: Vincent Grenon,  Professeur au département d’enseignement au préscolaire et au primaire, Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke.
Membre interne: Frédéric Saussez, membre du jury interne, Professeur au département de pédagogie, Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke.
Membre externe: Marc-André Éthier,Professeur au département de Didactique, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal.